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4'000 à voir

Punta Giordani - 4'046m - les 4-5- août 2018

 

Les récits sur les ascensions en montagne peuvent se ressembler. Les sentiers, passages de rochers, grimpettes, crevasses et bouquetins trouvent leur place dans les mémoires racontées des randonnées en montagne, tout autant que les conditions météorologiques et les défis posés par les équipements appropriés. Après cinquante tours, c'est probablement difficile de nommer tous les sommets gravis et de les relier à des souvenirs concrets. Pour moi, les images sont plus marquantes que la description exacte des repères géographiques. Par conséquent, la randonnée sera brièvement décrite.

 

Samedi : après 3h de route, départ de Staffal (I) à 1800 m. sur le tour 7c direction l'Alpe Salza et la crête suivante jusqu'au premier sommet, Alta Luce (3185m). Après une nuit dans la cabane Orestes Hütte - un refuge modernisé dans le style architectural de Walser - départ tôt pour rejoindre les remontées mécaniques de Punta Indren à environ 3200 mètres. On s'équipent avec cordes, crampons, piolets, pour 800 m. de montée avec quelques passages en glace peu raides, qui s'évitent ou s'enjambent sans grandes difficultés jusqu'au sommet du Punta Giordani (4046m).

 

Je me souviendrai toujours de ce sommet, peu importe combien de sommets suivront. On n'oublie pas le premier quatre mille ! Deux participants de notre groupe ont célébré leur première ascension vers un quatre mille. Au début, j'ai espéré y trouver une vue sur le massif du Mont Rose, la vallée d'Aoste et le Piémont. Ne faut-il pas remonter le sommet à un moment sublime lorsque les chaînes de montagnes s'ouvrent à l'horizon, visibles uniquement dans leur largeur depuis les sommets ? Dimanche, sur la Punta Giordani, il y avait du brouillard et des nuages. Le sommet était comme entouré d'un mur blanc. Ce fait ne m'a pas dérangé, au contraire. Après la vague de chaleur de ces derniers jours, l'ombre rafraîchissante des nuages était la bienvenue. De plus, l'œil est tombé sans distraction sur les participants de notre groupe. Cela m'a fait réaliser une fois de plus ce qui fait de la montée au sommet quelque chose de spécial (surtout si c'est le premier quatre mille): partager en groupe le moment de bonheur en arrivant au haut de la montagne !

 

On se souviendra longtemps des images de gentiane acaule et des chamois au bord des sentiers, de la soirée conviviale au menu végétarien et de la montée en zigzag au-dessus des glaciers. Le monde de la montagne ne peut être vécu qu'avec l'aide des amateurs éclairés de montagne, qui rendent ces visites possibles grâce à leurs connaissances et à leur expérience. Merci à Eric et au reste de l'équipe pour ce merveilleux week-end qui me permet de garder des belles images dans mes souvenirs.

 

                                                                     Markus