Rendez-vous matinal ce samedi 28 mars pour un nouvel objectif vers la Pointe de Mandelon. On valide cette option B car les conditions d’avalanche décident toujours.
La montée se fait tranquille sous un ciel clair. On choisit de monter par la crête car là s’ouvre déjà une vue sur les stars du Valais : le Weisshorn, le Bishorn, le Zinalrothorn, la Dent Blanche, le Grand Cornier, le Grand Combin et le Cervin, mais lui, il ne se découvre qu’une fois arrivé au sommet. Au sommet, nous y montons sans les skis car les cailloux sont trop nombreux ce jour-là.
Pause pique-nique, pause photo, pause méditative…
On se prépare pour la descente, quelle belle pente, quel plaisir! Alors, on repeaute pour une deuxième montée express jusqu’au départ de la crête... et une deuxième descente toujours aussi bonne.
Et pour conclure dignement : arrêt à la buvette.
Au final : une sortie adaptée, une équipe au top, zéro incident, et une très chouette journée. Comme quoi, changer de plan, ça peut aussi être le bon plan !
Merci à vous tous, Carole, Kate, Fred, Colomban, Christine, Pascale P. et Pascale R. et bien sûr Christel.
Anne
La météo a décidé pour notre course : samedi, pas de Métailler, mais de la neige ! La course de remplacement a eu lieu dimanche à la Palanche de la Crettaz. Finalement, ce n'était pas très loin du plan initial et c'était plus sûr, compte tenu du degré d'avalanche. Très bon choix de notre cheffe de course (Violaine) et de son adjoint (Pierre). L'équipe, bien motivée, commence au parking de la Coutaz sous un beau temps ensoleillé. Ça a bien chauffé très vite, et nous avons bien fait de nous arrêter assez tôt pour nous délester de quelques couches. La montée était agréable et constante, avec un paysage grandiose et de la neige fraîche. L'équipe, motivée, a foncé vers le sommet. Le vent nous attendait, donc nous n'avons pas fait long feu. La descente a bien fait travailler nos cuisses. La neige était assez agréable à skier, mais légèrement lourde, ce qui n'a pas facilité la tâche à Nadia avec ses skis de la patrouille des glaciers. Eh oui, elle se prépare ;) Malgré la fréquentation, nous avons pu faire de belles traces :) Les pentes en face étaient tentantes, mais trop exposées. Il faut garder quelque chose pour une prochaine fois :) Après avoir quitté le sommet, nous étions de nouveau protégés du vent et avons pu faire une petite pause en profitant du paysage. Il ne fallait pas traîner pour éviter que la neige ne tourne beaucoup plus. Notre cheffe de course était soucieuse de la qualité de notre descente à ski :) Mais, au parking, nous avons continué notre pause et dégusté nos sandwiches. Eh oui, nous devions composer avec la crainte des bouchons ! Voilà une belle sortie-découverte, sûre en cas de conditions d'avalanche moins clémentes. Bravo à Violaine et à Pierre pour leur première sortie après la formation de chef de course. Ils ont bien géré le remplacement de la course, la gestion du risque, les difficultés de certains avec la nausée d'altitude, et la frustration d'autres de n'avoir pas fait plus de dénivelé, tout en ne paniquant pas aux cris de ceux qui appréciaient la descente, mais un peu moins les cuisses qui brûlaient. Nous nous réjouissons des prochaines sorties avec nos nouveaux chefs de course :) Merci à eux et à l'équipe pour la bonne ambiance.
Côté Chiffres:
Il a fallu changer de but, pour avoir de la neige ! alors qu’une semaione auparavant il y en avait trop. Drôle d’hiver, dangereux.
Ce fut donc un départ à Bourg-St-Bernard pour une grimpette au Col de Menouve. Col Sud pour préciser. Le courant frisquet nous accompagna un bon moment, mais le beau était là. Une montée tranquille permit à presque chacune et chacun d’arriver en haut. Florianne s’étant trouvée peu bien, elle redescendit avec John.
Une dernière traverse sous le Col s’avèra un peu vache. Il fallu renoncer aux 30 derniers mètres après avoir trouvé moyen de se mettre (presque) à l‘aise pour dépeauter et enlever les couteaux. Une paire a volé dans la pente où elle roula assez loin. Le temps de nous préparer à la descente et… les deux personnes qui ont repérés ces couteaux, les ont mis dans leur sac et sont parties avec le “butin” du jour !
Je n’ai pas pu retrouver les indélicates.
Ceci dit, avec fatalisme, il faut bien préciser que la sortie fut jolie, et de plus arrosée raisonnablement à la laiterie d’Etiez.
christian
Gstellihore de Gsteig par le versant NE
8 mars 2026, 6 personnes
Départ à 8h depuis Gsteig avec une superbe météo qui s'annonce. La piste de ski du début est bien gelée. Arrivés en haut, nous portons les skis dans la forêt. Vient ensuite le fameux couloir. Bien glacé, mais nous montons facilement sans crampons, piolet à la main. Ensuite, une petite section un peu exposée peut-être en passant en dessous du Mittaghore.
On débouche ensuite dans cette large vallé de lapias. Sylvain me laisse aller devant. J'ai encore beaucoup à apprendre pour tracer une belle trace régulière, mais j'aime beaucoup et c'est agréable d'avoir Alexandre pour me donner quelques conseils. Arrivée au sommet vers 13h. Quelle belle vue vertigineuse sur la Combe d'Audon!
La descente me paraît passer rapidement. La neige est bof (il n'est rien tombé depuis 2 semaines), mais on trouve quand-même quelques jolis coins.
Sympa de descendre dans les arbres de la forêt. Arrivés en haut du couloir, on déchausse assez rapidement et mettons les crampons pour être à l'aise. Alexandre pose sa corde sur la dernière partie. Retour à 15h. Petite buvette en bas, avec des énergumènes fort sympatiques.
C'était ma première course en tant qu'adjoint. J'aurais dû mieux regarder les quotations, parce que 1600 m, c'est un peu beaucoup si je veux prendre un rôle d'encadrement. Mais je suis super content. Belle équipe, bonne ambiance et super chefs de course. Peu de monde, aussi. Et donc une course assez sauvage, dans un beau cadre.
Pour la plupart d'entre nous, départ d'Ollon/Bex à 7h, arrivée à la Forclaz à 8h pile. Là, nous retrouvons Valentin qui a pu dormir un peu plus que nous dans son van. Très bien aménagé d'ailleurs.
Après avoir mis les peaux et consciencieusement participé à la vérification des DVA, départ par un chemin de forêt sans encombre, avec tout de même un ou deux passages qui auront souligné le côté « rando » du ski-rando. Nous sortons de la forêt en haut des pistes avec le soleil, mais la neige est encore dure et nous finissons par mettre les couteaux pour une courte traversée. Nous passons vite les 2400 mètres, où nous laissons un chalet d'alpage et les traces d'une avalanche à notre gauche, pour reprendre la montée. Le temps est magnifique, il semble même faire trop chaud. Après une courte pause et un dernier effort, nous sommes arrivés au sommet (3078 m). Un panorama à couper le souffle de ceux qui en avaient encore. Un petit vent nous décourage quand même de s'attarder là-haut.
Descente dans une neige transformée, généralement très bonne. Fin sur les pistes, où on s'arrêtera quand même pour admirer un gypaète.
Arrivé ski au pied (presque) jusqu’au parking.
Après une sortie peau pluvieuse la veille, ce dimanche, seul jour de beau temps de la semaine, se doit d'être passé sur la fraîche!
C'est parfait, ça aide à mettre le réveil plus tôt que celui pour aller au bureau.
Rdv 7h10 à Bex, la moitié sont descendu des vallées du Chablais en voiture, ceux au nord du lac en transport public.
On se parque à Dranse et on vise la Crêta de Vella 1250m plus haut.
Le soleil commence tout juste à éclairer les pentes que nous montons vers 9h.
On se fait doubler et c'est tant mieux car passé Plan Devant, les 400 d+ prochain n'étaient plus tracés.
Au sommet, à 2520m, vers 12h20, on troque le pique nique contre les peaux, on nomme les différents sommets visibles et on s'apprête à découvrir si la neige a déjà tourné ou non.
Nous sommes en risque 3+, on repassera donc par la trace aller, plus sûre. Et puis nous sommes en site de protection de la faune et après avoir beaucoup discuté et appris à ce sujet tout au long de la montée, nous mettons à l'œuvre l'apprentissage du jour et respectons la règle : "Interdiction de pratiquer des sports d'hiver en dehors de pistes et d'itinéraires balisés". C'est beaucoup plus facile et moins frustrant de respecter une règle lorsque l'on est sensibilisé aux impacts.
Arrivé à Plan Devant après une belle descente dans de la neige changeante mais globalement très agréable à skier, nous étudions la suite de la trace retour dans ce beau vallon qui donne envie d'être skié et qui est déjà parcouru par quelques traces du jour.
La suite de la descente entre forêts et clairières est pas mal tracée mais la qualité de la neige sera une belle surprise, plus longtemps et plus bas que prévu !
Avec du soleil, la montagne et une compagnie aussi bonne que la neige, c'est avec reconnaissance que l'on profite à partager, à boire et à manger au Bistro du coin.
Le Chatillon (2478m)
“ Ski de randonnée selon Sylvain”, il nous tient en haleine, jusqu'au dernier moment !
Ce n'est vraiment pas facile d'être chef de course l'hiver avec cette météo changeante, trop de neige, pas assez, avoir un plan A, un plan B…
C'est le samedi en fin d'après-midi que le suspense est levé, le bon plan dévoilé, nous irons au Chatillon.
Rendez-vous matinal à Aigle, puis nous retrouverons notre chef de course directement au départ de la randonnée, derrière le col des Mosses.
Nous sommes 6 à marcher dans les traces de Sylvain : Nadia, Frédérique J, Colomban, Fahd et moi, sous l’œil attentif de Francine.
Nous démarrons dans la forêt, avant de retrouver les pistes de ski de fond autour de Pra Cornet. Puis nous nous enfonçons dans la jolie combe sous le Tarent, avant d'attaquer la pente sommitale, plus raide.
Pause pic-nic au sommet, où nous avons le temps d'admirer le paysage : le Pic Chaussy tout proche, avec le lac Lioson en contre-bas, le Tarrent… et tout .au fond, la mer de brouillard au-dessus du lac. Le soleil nous accompagnera toute la journée, ainsi que la bonne humeur du groupe.
Vers midi nous attaquons la descente, dans une neige poudreuse et fort agréable, bien que passablement déjà tracée.
Nous sommes tous surpris de croiser autant de groupes monter en file indienne.
Là, nous apprécions vraiment notre départ matinal !!!
Un tout grand merci à Sylvain et Francine pour cette superbe journée.
Région des Diablerets – Direction La Chaux, col d’Isenau
La sortie du jour se déroule dans la région des Diablerets, avec un départ depuis les installations de Glacier 3000. Au thermomètre, environ –5 °C au départ : de quoi bien se réveiller et justifier la couche supplémentaire.
Le groupe est composé de 10 participants, encadrés par Anne-Béatrice, cheffe de course, accompagnée de Christel en seconde.
Le temps est globalement bien dégagé, offrant de beaux moments ensoleillés. Le rythme est agréable, suffisamment soutenu pour avancer, mais assez cool pour admirer le paysage sans faire semblant de refaire son souffle. L’ambiance est chaleureuse, joyeuse et détendue, un groupe comme on les aime.
Une première pause au soleil a lieu aux alentours de 1800 m d’altitude, pause stratégique mêlant contemplation, hydratation et ajustement de couches vestimentaires (dans un sens comme dans l’autre). Nous poursuivons ensuite en direction de La Chaux. La montée est belle… et se mérite clairement, rappelant à chacun que le ski de randonnée reste un sport et pas seulement une balade digestive.
Au sommet, une pause bien méritée permet de profiter du soleil avant d’attaquer la descente en direction de l’alpage de Sazième, enfin presque, car les jambes ayant déjà bien travaillé, le groupe s’arrête un peu avant.
La descente est un pur bonheur : une neige légère et sublime, idéale pour enchaîner les virages avec ce petit sourire intérieur que tout skieur connaît. Une descente du genre qu’on remonterait presque volontiers pour un deuxième round… presque.
En bas, les sourires sont larges et l’ambiance ressemble davantage à une cour de récréation qu’à une sortie alpine. Une pause sandwich s’impose, et c’est l’occasion de fêter comme il se doit les 50 printemps de Christel, soufflés grâce à une barre de céréales agrémentée d’une bougie, soigneusement préparée à l’avance par Anne-Béatrice. Preuve qu’en montagne, on peut être minimaliste tout en restant festif.
Il est ensuite temps de remettre les peaux pour la montée finale jusqu’au col d’Isenau. La dernière descente se fait tranquillement, la neige ayant déjà bien travaillé au soleil et se montrant un peu moins joueuse, mais toujours skiable. On notera au passage une petite cabriole sur le parcours sans citer de nom, parce que ce genre de choses reste évidemment entre nous.
Tout le monde arrive en bas en un seul morceau, heureux et ravi de cette magnifique journée partagée. La sortie se conclut en beauté par un appel irrésistible à la douceur à la boulangerie, avant que chacun ne reprenne la route, les jambes bien entamées et la tête remplie de bons souvenirs.
Les raquettes c’est chouette
Samedi 24 janvier 2026
Arrivés au parking des Plats de la Lée, juste à l'extérieur de Zinal, notre petit groupe de six a été accueilli par une température bien hivernale de -7°C et quelques centimètres de neige fraîche. Nous ne sommes pas attardés, et après un briefing rapide et un contrôle des DVA, nous sommes partis.
En suivant initialement l'itinéraire de randonnée hivernal bien pistés, nous avons bien progressé en laissant nos raquettes derrière nous et en optant plutôt pour des crampons d'hiver.
Les températures froides avaient également contribué à créer des cascades de glace impressionnantes et plusieurs grimpeurs profitaient pleinement des conditions.
Alors que le sentier serpentait vers la Cabane du Petit Mountet, nous avons traversé sans difficulté plusieurs vastes plaques de glaces bleues gelées avant de quitter le sentier et de nous diriger vers la vallée plus isolée. Yves a trouvé un bon chemin entre les rochers enneigés et nous avons continué, dominés par les sommets imposants du Weisshorn et accompagnés par le son de la rivière Navisence.
Après environ deux heures de marche, nous pouvions voir le soleil sur les pentes devant nous et le glacier au loin. Arriver peu après au glacier et à ses deux grottes fut une expérience vraiment impressionnante et incroyable, mais teintée de tristesse. Nous avons consulté la carte de la région d'il y a 150 ans et la différence de taille du glacier est stupéfiante. Nous avons pu approcher les grottes et toucher les blocs de glace qui se sont détachés, ainsi que nous émerveiller devant les formes sculptées par la fonte de la glace et la météo.
Après de nombreuses photos, nous sommes redescendus la vallée, trouvant un endroit au soleil et (presque) à l'abri du vent mordant pour un bref pique-avant de refaire le chemin vers Zinal et de savourer un chocolat chaud bien mérité et des pâtisseries locales.
Une journée fabuleuse appréciée par tous, c’est aussi très chouette sans raquettes !
Yves, Belinda, Caroline, Corinne, Anne-Françoise, Laeticia
Merci Christian pour cette belle découverte régionale.
Chez Larze – Col des Planches – La Crevasse – Col du Tronc boucle
Jusqu’à la veille de ce 28 octobre, le temps maussade et pluvieux ne laissait rien présager de bon. La sortie prévue au Prabé ne pouvait malheureusement pas avoir lieu, trop de pluie et de neige, mais Françoise Favre, notre cheffe de course, n’abandonne pas. Elle va nous emmener à la découverte du Col des Planches reliant Martigny au Val de Bagnes, et des magnifiques étendues de mélèzes flamboyants sur cette colline.
Après arrêt au relais de Martigny pour covoiturage, notre troupe de 12 est accueillie avec café et chocolat sous un soleil radieux, près de Chez Larze, à la sortie de Chemin Dessus sur les hauts de Martigny. De là, nous sommes montés vers les pâturages du Col des Planches et nous avons commencé notre ascension vers la Crevasse (1806m). Dans toutes les directions, de multiples sommets enneigés se révèlent au fur et à mesure, avec en particulier le Pierre Avoi bien mis en valeur entre les mélèzes. Heureusement pas de neige sous nos pieds, sauf un peu avant le sommet de la Crevasse, qui n’en n’est pas une, mais qui offre un panorama fantastique à 360 degrés. On s’est posé au soleil, face au Catogne, pour le picnic.
Retour via le Col du Tronc, puis petit arrêt à la buvette de l’alpage du Col des Planches qui, belle surprise, était ouverte. Nous avons pu y acheter du fromage et prendre le café sur la terrasse en admirant le Vélan. Mais déjà le soleil disparait derrière les mélèzes, et il est temps de repartir. Dernier stop face à une belle pierre a cupules, petite merveille naturelle dont les usages préhistoriques restent mystérieux.
Merci Françoise pour ce chouette parcours pleins de couleurs automnales et panoramas à couper le souffle, on y reviendra souvent explorer la multitude de sentiers sur cette colline !
Valérie
Sur le sentier du Loup avec les championnes du Salentin
Le départ de notre boucle commence au camping de Van d’en Haut. Très vite, on s’enfonce sur le sentier du Loup dans une forêt dense et mystérieuse. Le silence y est presque lourd… On se sent observés, seuls au milieu des arbres. Quelques tirs de chasse au loin, des traces fraîches, des crottes et des caméras de surveillance : le loup est bien là, discret mais présent.
Le sentier devient plus raide et plus sauvage, peu frequenté par les randonneurs du dimanche. Après environ 1 200 mètres de dénivelé, nous atteignons le col de Jorat, où nous savourons notre pique-nique face au lac de Salanfe. Les teintes dorées de l’automne enveloppent les montagnes, et quelques rayons de soleil viennent couronner cette ascension magique. Une descente paisible nous ramène à la vallée, le cœur encore plein d’émotion et de beauté brute.
Bravo aux championnes du Salentin !
Le Prabé 7 octobre 2025
Une vraie randonnée automnale : un peu frais le matin et à l’ombre, puis au soleil nous avons rapidement enlevé des couches. Un début tout en douceur, le long du bisse de Savièse. Puis on commence à monter et comme l’ont très bien dit les cheffes de courses on ne monte qu’une fois jusqu’en haut. Tantôt dans la forêt, avec un parterre doux surplombé de magnifiques conifères et le début de changement de couleurs de feuillus qui s’illuminent dès que la lumière du soleil les atteint, tantôt sur la crête rocheuse, nous sommes ravis et reconnaissants d’avoir la chance d’observer ces paysages majestueux. Nous avons pique-niqué autour de la croix avec la vue à 360°, avec en face de nous le Cervin et la dent Blanche au fond, toute la plaine du Rhône en bas, et derrière nous, la route du Sanetsch, la quille du Diable et même le restaurant Botta. Grâce aux cheffes de courses prévoyantes nous avons même profité d’un café ou d’un thé après le repas. La descente s’est faite dans la bonne humeur et les fous rires. Clou de la journée : un gypaète barbu nous a fait la grâce de sa présence. Nous avons pu l’observer de loin d’abord puis de plus en plus près jusqu’à ce qu’il vienne nous survoler. Quel émerveillement ! C’était ma première course avec le CAS et j’ai adoré, notamment l’ambiance joyeuse, détendue et bienveillante.
Deborah
Annulé pour cause de pluie
En cette fin de saison estivale, Francine, accompagnée de son binôme Anne-Béatrice, avait prévu une sortie au Jenigrat pour les plus aguerris et au Jegihorn les 2 jours pour Nicoline et moi. Malheureusement, nous avons dû avoir recours au plan B pour cause de météo instable. Samedi, nous avons donc fait 3 cordées et avons eu le plaisir d’évoluer dans les longues voies du tunnel des Agites. Parfait timing avec le début de la pluie dès notre arrivée à la voiture. Dimanche, nous étions toujours motivés à faire une longue voie sur le Jenihorn. Or, la météo s’étant dégradée durant la nuit et dû à la probable neige là-haut, nous avons d’abord dégusté un thé chez Francine ainsi que pains au chocolat et macarons offerts par Violaine et Pierre le temps que le tout sèche. Avec son optimisme communicatif, Francine nous a suggéré un plan C : longues voies dans le secteur des Trappistes. Somme toute, un excellent week-end d’escalade. Comme quoi l’optimisme c’est de voir la vie à travers un rayon de soleil… et ben on en a trouvé du soleil !
Mélanie
A slab of Chéserys
Le samedi 6 septembre, une belle équipe de 6 composée de Chantal, Nathalie, Gérard, Tom et gérés par leurs chefs de course, Pierre et Violaine est partie à l’attaque des dalles des Chéserys. Nous étions les premiers sur place, mis à part le gardien de la falaise, un impressionnant bouquetin qui nous a accueillis. Il n’était pas très utile pour nous indiquer le départ des voies mais on n’a pas hésité à faire une première montée en mixant des longueurs de plusieurs lignes. Une deuxième montée était plus fidèle au topo et les fabuleux voies Un père noël et Désert de Samba ont été parcourues avec des superbes longueurs en 5 et 6A. Le chaleur nous a donné soif et un rapide descente nous a amenés à l’apéro au Buet pour terminer cette belle journée, entourés par les magnifiques vues des sommets du massif du Mont Blanc. Un grand merci aux chefs pour leur encadrement et transport ;)
J'étais tout sauf convaincu qu'on arriverait à partir à cette course. Ça faisait quelques jours qu’on surveillait la météo, et il y avait de forts risques de précipitations. Mais Violaine y croyait, alors on est allé voir ce que ça pourrait donner. On part quand même une heure plus tard que prévu, parce que les précipitations s'étaient un peu déplacées. On part aussi à 6 et non à 8 (2 personnes se sont découragées au vu de la météo).
Arrivée au parking de l'Hospitalet vers 9h30, puis une petite marche d'approche entre les rhododendrons et les myrtilles. On croise un autre groupe qui décide de ne pas tenter les voies de grimpe, mais de partir directement sur l’arrête. Pas encourageant…
On arrive finalement au pied de la voie, et ça ne semble pas si mal malgré le brouillard. Violaine part en tête avec Marc. Nicoline mène la deuxième cordée avec Juliette. Et je suis avec Pierre. Je pars en dernier et j'ai bien froid. Pas trop envie de rentrer pieds nus dans mes chaussons ! Bonne surprise, ça tient quand même très bien sur ce rocher. Violaine trouve un relai en plus sur L1, c'est-à-dire qu’on pourrait couper cette longueur de 45 mètres en deux. Et probablement, ça permettrait de partir avec une corde de 30 mètres (et non de 50 mètres, comme nous), à tester.
Après ces quatre longueurs et une petite marche en corde courte, on arrive sur l'arrête proprement dit. Beaucoup de plaisir, j’ai pas vu le temps passer. Le soleil arrive gentiment. Le vent aussi, et on est content d’avoir bien pris des habits. Marc n'avait jamais fait aussi long sur une arête, et c'est une belle découverte pour lui, quoique exigeante.
Après une dernière longueur de grimpe à ne pas négliger, on arrive finalement au sommet. On traîne pas, parce qu’on a été passablement lents jusqu'ici. On redescend par les champs et les pâturages jusqu'à la voiture (arrivée au parking 18h).
Un grand grand merci à Violaine et Pierre d’avoir organisé et mené cette belle course!!
Une première à Chaussy !
Nous partons pour deux jours entre chefs de course, avec l’objectif de nous perfectionner aux côtés de Quentin et Adrien, nos deux experts qui n’ont décidément pas fini de nous surprendre. Mon idée un peu folle : gravir le Gross Diamantstock le deuxième jour.
D’un pas alerte, nous entamons la montée vers la Bächlitalhütte. Peut-être est-ce l’enthousiasme qui nous pousse à marcher si vite ? Toujours est-il que nous atteignons la cabane bien plus tôt que prévu — et ce n’est pas pour nous déplaire, car ça nous laisse le temps de savourer les délicieux gâteaux maison.
L’après-midi est en partie consacré à tester l’adhérence de nos « grosses » sur les dalles de granite : verdict, ça tient plutôt bien ! En revanche, les choses se corsent vers le haut, où les voies se redressent et nous obligent à enfiler les chaussons pour affronter le 5b-5c local, des passages bien piquans. Quelques exercices techniques viennent compléter cette belle journée. Et pour finir en beauté : baignade dans le lac pour la plupart d’entre nous, avec observation attentive de l’évolution des têtards — chacun a désormais son petit nom !
À l’heure de l’apéro, Quentin et Adrien scrutent les prévisions météo pour le lendemain. Malheureusement, la tendance s’est dégradée : les risques d’orage sont nombreux, et surtout, ils sont annoncés plus tôt que prévu. Après un repas fabuleux servi par la gardienne et ses adorables aides, Quentin nous propose une analyse de la situation à l’aide de la méthode 3x3. Jusqu’ici, je l’associais plutôt aux sorties hivernales, mais son application à notre projet est intéressante.
Au terme de nos discussions, le consensus penche clairement vers un plan B. Nous décidons toutefois de remettre la décision finale au petit déjeuner, dans l’espoir que les cellules orageuses se décalent un peu. Mais le lendemain matin, autour de nos tartines, il faut se rendre à l’évidence : les conditions sont trop incertaines, surtout au vu de la taille du groupe et de l’exposition de l’arête.
Nous mettons donc le cap sur un sommet plus modeste, l’Alplistock. L’escalade y est très agréable, et nous profitons à fond des conseils de nos deux guides. Car manier la corde efficacement, sans jamais sacrifier la sécurité, est un véritable défi ! Nous gardons un œil sur le ciel tout au long de la journée, à l’affût des orages annoncés… qui finiront par nous épargner — à l’exception d’une cellule sournoise, qui réussira à nous arroser pendant dix petites minutes.
Un très beau week-end dans une région splendide. Une chose est sûre : nous reviendrons gravir ce Gross Diamantstock !
Merci à toute la sympathique équipe des CDC : Anne, Violaine, Pierre, Alex, Adrien M., et nos deux super pros, Quentin et Adrien.
Zinalrothorn (4221 m) – Une aventure en deux jours par la voie normale
Deux jours pour aller tutoyer le Zinalrothorn par la voie normale, ça commence dès la sortie du train à Zermatt… par un accident improbable. Le piolet d'Adrien, notre aspi qu’on ne connaissait pas encore, percute le tibia de Sébastien notre guide juste avant l'arrêt du train. Résultat : direction les sutures pour Sébastien avant même de mettre un pied sur le sentier. Pas la mise en route rêvée, mais l’ambiance reste bonne. On attaque la montée vers la cabane Rothornhutte sous un soleil très généreux ! En arrivant, spectacle promis par l’office du tourisme : un gipaète plane juste sous nos pieds comme s’il attendait notre venue. On dépose les sacs, on profite de l'apéro au soleil, avec notamment un Caprice des Dieux porté depuis la vallée.
Le lendemain, départ à 4h00. L’approche se fait à la frontale dans une ambiance calme et concentrée. Après avoir mis les crampons, une progression agréable sur une arête enneigée nous mène à un couloir bien dessiné. Les teintes du lever du jour, puis celles du lever de soleil, offrent un spectacle splendide sur les 4000 du Valais. Lorsque nous basculons en face Nord, nous devons franchir une dalle un peu verglacée, délicate à négocier. Et dès ce moment, les cordées croisées en descente nous donnent presque l’impression d’être en décalage horaire, mais on continue, motivés par le ciel bleu et les conditions excellentes. Longue, très longue journée, mais chaque pas vaut la peine : l’arête, les passages aériens, la vue sur les sommets alentours… Tout est là. Un groupe au top, un guide et un aspi parfaits (malgré le coup de piolet initial :-)), et la satisfaction d’être allés au bout. À l’arrivée à Zermatt, la fatigue est bien réelle, mais nos cœurs sont pleins. Une belle aventure partagée par un groupe uni et joyeux.
Nicoline, Valérie, Emilie, Anne, Gérard et Alex
Superbe weekend prolongé au Weissmies en excellente compagnie : Nicolas, Renaud, Valérie, Florence, Pierre (chef de course adjoint) et Violaine (cheffe de course), pour commencer le mois d’août en beauté.
Depuis Saas Almagell, la marche d’approche démarre fort avec trois ponts suspendus et une sympathique rencontre avec les moutons de la région, reconnaissables à leurs longues oreilles tombantes. Après un pique-nique à l’Almagellerhütte, nous profitons de l’après-midi pour grimper de belles grandes voies sur les Dri Horlini, situées à seulement quelques minutes de la cabane.
Le lendemain, le temps se gâte : neige et pluie toute la matinée. La traversée des Dri Horlini ne se fera donc malheureusement pas. Nous en profitons pour réviser les techniques de mouflage, puis passons le temps avec une partie de Monopoly version ‘Les cabanes du CAS’. Valérie domine la partie : elle rafle presque toutes les cabanes, construit des hôtels, et finit par nous mener tous à la faillite ! Heureusement, le ciel se dégage, les rochers sèchent rapidement, et nous repartons pour une deuxième session de grandes voies sur les Dri Horlini.
Troisième jour: réveil à 3h30 pour une ascension du Weissmies par l’arête Rotgrat. À l’aube, nous grimpons un couloir raide avant de rejoindre le fil de l’arête. La plupart des cordées passant par la voie normale, nous étions quasiment seuls sur cette arête rocheuse - un vrai plaisir! Nous poursuivons ensuite sur la pente de neige menant au sommet du Weissmies (4017 m) dans des conditions idéales : ciel dégagé, peu de vent, et panorama à couper le souffle sur les 4000m aux alentours. La descente par le spectaculaire Triftgletscher, avec ses séracs et crevasses impressionnantes, nous conduit jusqu’à Hohsaas. La course se termine autour d’un repas bien mérité au restaurant de la cabane - puis descente en télécabine avant d'être récupérés en voiture par Pierre qui s’était gentiment proposé de chercher la voiture un peu plus tôt.
Un grand merci à Violaine pour toute l’organisation et la gestion de cette course ainsi que la bonne ambiance au cours de ces trois jours.
Florence
Merciiiii vraiment pour cette magnifique journée, merci à tous pour la bonne compagnie. Nabia
Une journée exceptionnelle !!! Pascale
Une journée innoubliable avec une super équipe. Sylvia
Merci à tous pour votre agréable compagnie. Il y a longtemps que je souhaitais monter aux Dents de Morcles et je suis ravie de l’avoir fait avec vous. Une grand merci aux deux cheffes qui ont si bien pris soin de nous et nous ont aidé dans les passages difficiles. Brigitte
Après un rendez-vous à la gare de Saint-Triphon, nous nous retrouvons un peu trop en avance aux installations de Télé-Marécottes, ce qui nous laisse le temps de prendre un café-thé. Les bennes démarrent en retard, et nous ne sommes pas rapides pour la montée, qui est assez raide, mais nous finissons quand même par nous encorder au col de la Golette.
L’arête commence doucement, un peu de corde courte, puis quelques passages de grimpe. Violaine escalade un gendarme sans voir qu’une vire côté Martigny nous en aurait dispensé – erreur d’itinéraire qui nous fait aussi prendre du retard. Mais l’itinéraire est joli, et les cordées apprennent à s’assurer petit à petit. Nous arrivons à la première désescalade.
La cordée de Pierre passe devant pour aller installer le Clocher en moulinette (une magnifique fissure en 4C, esthétique mais qui nous fait encore perdre du temps), tandis que les deux autres prennent une petite pause. Tout le monde finira par grimper ce Clocher en réussissant à enchaîner quelques mouvements plus techniques.
Nous nous ré-encordons et arrivons au Rasoir, qui est délicat : relai malcommode, moulinage ou désescalade pas si facile, parce qu’il faut réussir à rester sur le fil. Cela prend du temps, mais tout se déroule en sécurité, tandis que les nuages, qui se faisaient menaçants quand nous grimpions le Clocher, s’estompent petit à petit.
Tout le monde refait – encore une fois ! – sa réserve et c’est reparti de plus belle. L’arête devient plus aérienne, c’est l’occasion de poser de nombreuses protections pour être sûrs que les trois cordées progressent et s’assurent correctement alors qu’elles tirent des micro-longueurs. Un système de vires côté Martigny nous permet d’arriver à la dernière partie de l’arête, encore très aérienne.
Enfin, on rejoint le sentier qui accède au sommet. Nous avons vraiment dépassé l’horaire imparti : les petites erreurs d’itinéraire, l’inoubliable Clocher, la nécessité de beaucoup s’assurer pour des cordées pas encore expérimentées, tout cela prend du temps ! Nous devons donc descendre par le vallon d’Emaney.
Le début de la descente est magnifique : de l’arête on plonge dans un vallon sauvage peuplé de bouquetins et de marmottes, et nous zigzaguons à côté du ruisseau, dans lequel Emily et Pierre feront une petite baignade. Arrivé à l’alpage, l’équipe est bien fatiguée : mais il reste encore près de 5km et de 750 mètres de dénivelé…
Après une courte pause, chacun ravale sa torpeur : nous marchons tant bien que mal jusqu’au parking, et c’est long, mais long ! La prochaine fois, il faudra demander l’autorisation de monter la voiture aux installations… L’équipe demeure cependant motivée jusqu’au bout, et quel bout ! Nous atteignons la voiture à 21 heures : 12 heures de course !
L’odeur des chaussures dans la voiture n’a pas non plus eu raison de la bonne humeur des participantes qui ne rêvent pourtant que d’une bonne douche et d’un repos bien mérité.
Bravo à toutes pour votre patience malgré un timing qui s’est étiré en longueur ! Bravo tout particulièrement à Emilie qui, pour sa première expérience en tant que leader de cordée, s’en est tirée comme une chef !
Semaine d’été dans les Bernoises « Accueillir l’inattendu » … tel sera notre mantra!
Jour 1 – Lundi : en route vers les hauteurs Nous prenons la route ce lundi matin pour rejoindre les Alpes bernoises, impatients de passer cinq jours dans un décor grandiose et en bonne compagnie. Notre première étape : le parking de l’hôtel Wetterhorn, où nous laissons les voitures. De là, un bus nous conduit au départ du sentier qui mène à la Glecksteinhütte, notre refuge pour les deux premières nuits. La montée est superbe. Le sentier, étroit mais bien tracé, serpente dans un décor alpin sauvage. Quentin donne le ton « si vous tombez il faut se mettre en boule ! » Arrivés à la cabane, nous prenons juste le temps de nous installer rapidement avant de repartir pour une courte course sur une jolie arête, juste en contrebas, qui s’appelle l’arête des bouquetins. Une belle entrée en matière : aérienne, technique sans excès, parfaite pour se remettre dans le rythme de l’alpinisme. La semaine commence bien. La météo, elle, semble plus capricieuse et c’est la pluie qui nous pousse à rejoindre juste à temps la cabane.
Jour 2 – Mardi : lever matinal et frissons sur le glacier Petit déjeuner à 3h, avalé dans un demi-silence encore endormi puis nous quittons la cabane en direction du Rosenhorn. La course commence par une descente sur un sentier étroit et technique, où chaque pas demande toute notre attention. Nous entamons ensuite la remontée vers le glacier. Peu à peu, la nuit cède la place à l’aube. Le ciel s’illumine doucement, révélant les sommets dans des teintes magnifiques. Mais les choses se gâtent rapidement : de gros nuages s’invitent, les premiers éclairs zèbrent le ciel. Le tonnerre gronde. L’orage est sur nous. Les cheveux se dressent sous les casques – au sens propre. Quentin, réactif, repère une cavité sous une corniche. Nous nous y abritons bien serrés. Heureusement, l’orage s’éloigne et nous reprenons l’ascension, entre neige et rocher, et atteignons finalement le sommet du Rosenhorn, où nous savourons un pique-nique bien mérité. La descente s’effectue par un autre itinéraire, avec une série de rappels. En fin d’après-midi, nous retrouvons la cabane, fatigués, mais heureux.
Jour 3 – Mercredi : longue traversée et météo incertaine Nouvelle journée, nouveau départ très matinal. La météo est incertaine et nous devons rallier la Dossenhütte par un long itinéraire. Nous commençons par la Willsgrätli, une belle arête entre gneiss et calcaire qui nous mène sous le Wetterhorn. Là, nous choisissons de ne pas monter au sommet pour gagner du temps et tenter d’assurer la journée avant les orages annoncés. Nous poursuivons donc notre route sur les glaciers, puis en direction du Tossen, avant de suivre une arête jusqu’à notre nouveau refuge du soir, la Dossenhütte.
Jour 4 – Jeudi : retour en vallée, plan B à Grindelwald La journée débute par une longue descente vers Rosenlaui. Le sentier est raide et exigeant dès les premiers pas – une vraie remise en jambe. Mais la météo ne s’arrange pas. Notre projet initial (l’ascension du Rotstock avant de rejoindre la cabane du Mönch) tombe à l’eau – au sens propre. Direction Grindelwald, où nous faisons le point dans un café chaleureux. Le plan B se dessine : grimpe à Gletscherschlucht, une petite falaise du coin. Nous passons l’après-midi à laisser filer les nuages en jouant avec nos grosses chaussures sur le rocher parfois encore un peu humide. En fin de journée, nous prenons l’avant-dernier train pour le Jungfraujoch, cette gare irréelle perchée au coeur des Alpes. Nous arrivons juste à temps pour le souper à la cabane du Mönch. Le soir, c’est lecture de météo, les nouvelles sont mitigées, mais une fenêtre s’annonce le lendemain matin.
Jour 5 – Vendredi : l’hiver en juillet… et une dernière arête surprise Le lendemain matin, le réveil est plus tardif que d’habitude. Il neige. Il vente. Le Mönch restera dans les nuages. Nous redescendons en plaine au milieu des touristes qui eux espèrent entrevoir le glacier d’Aletsch, mais c’est l’hiver, et la montagne a fermé les rideaux. Nous prenons la route du Simmental. C’est finalement sur l’arête du Stockhorn (BE) que nous userons nos semelles. Une jolie dernière arête : “Chumm u lueg”, pour ceux qui comprennent. Une invitation parfaite pour conclure. Ces Alpes bernoises ont été généreuses avec nous. J’en garde : de très belles images plein la tête, la recherche d’équilibre sur les rochers, la marche sur la neige des glaciers, les traversées plus ou moins humides – et parfois franchement épiques – des cours d’eau, les différentes variantes de rösti, et surtout… des partages avec une équipe très chouette. Un merci sincère à tous les participants : Violaine, Nicoline, Renaud, Bertrand, Stéphanie, et surtout Francine tellement impliquée dans ces semaines d’été, et surtout Quentin, notre guide aux petits oignons.
Anne-Béatrice
Récit 21-22.06 : cours technique glacier et rocher
C’est par un samedi matin dans les environs de 8h30 au parking du Lac de Moiry que les participants du CAS Chaussyet d’Argentine se sont retrouvés pour la formation de base :« cours technique glacier et rocher ».
Le premier groupe, accompagné de Fabien et Jonas, nos deux guides et d'Alexandre, chef de course à Chaussy
Après une petite randonnée, nous nous retrouvons pour nous questionner sur l’intérêt de mettre ou non des crampons sur un glacier, le besoin d’être encordé ou non.
Jonas nous incite ainsi à réfléchir et à nous poser les bonnes questions, par nous-mêmes et à réfléchir. Heureusement, se poser des questions est une capacité intellectuelle que je possède !
C’est donc en grosses chaussures, sans crampons, en baudrier et sans corde, mais avec le piolet dans la main ou fourré derrière le sac à dos, (technique d’apprentissage à maîtriser).
Nous marchons en direction du « moulin ». Je découvre ce mot à l’instant via mon acolyte et selon Wikipedia, un moulin est « un puits taillé par les eaux de fonte et eaux de pluie ».
Bref, à ce moment-là, nous nous séparons en deux groupes. Le premier apprend ou fait un refresh de la technique de la réserve de corde. Avec un double nœud de pêcheur, pas besoin de mousqueton.
Le deuxième groupe part marcher en crampons et apprend à « casser les chevilles ». Nous nous entrainons à monter et descendre sur la pointe des crampons, à faire des traversées.
Entre temps le groupe d’Yves et Francine nous rejoignent pour être au complet. Quelqu’un a eu un petit souci de géo-localisation en cherchant l’accès le plus rapide du glacier de Moiry, c’est-à-dire les haudères ! Mais tout va bien, ils nous ont vite rattrapé. ;)
2ème session d’exercice : Jonas fait une démonstration du mouflage. Mon seul regret est de n’avoir pas pris le temps pour décortiquer chaque mouvement. Mais le timing est serré, des risques d’orage sont potentiellement prévus en fin d’après-midi. Nous apprenons ainsi à faire une « boîte aux lettres ». C’est le principal à savoir faire.
Pour être un brin réaliste, c’est donc sous le poids d’un gaillard d’une septentaine de kilos, je dois apprendre les premiers réflexes : m’ancrer rapidement dans la neige, s’il venait à chuter dans une crevasse. Ainsi, je me mets à creuseravec mon piolet, les hanches presque lacérées par mon baudrier et la tension de la corde. Une petite fente pour laisser passer la sangle, un mousqueton. Par erreur, je suis trop éloignée de ma corde, je dois donc rajouter une deuxième sangle, et accrocher le prussik rattaché à un mousqueton. Ainsi, je peux me délester du poids qui est en tension sur la corde et trouver mon téléphone pour appeler la rega au 144.
Le deuxième groupe s’entraîne à la remontée sur corde avec un piolet, ou deux piolets. Pour se mettre en jambe, connaître certains mouvements et avoir envie de faire de la cascade de la glace cet hiver dans des coins sauvages.
Il est temps de remonter à la cabane avant l’arrivée du mauvais temps. Les changements de température se font sentir, une fois le pied sur le caillou.
Une petite pause (une bonne tarte à la myrtille et un sirop abricot, pour moi) et on reprend avec des exercices. Un premier groupe apprend ou révise les nœuds d’amarre, en mode oreille de Mickey ou sur le mousqueton, puis le prussik et le machard et le nœud secret de Jonas. Le deuxième groupe fera différentes techniques de rappel (je crois).
Allez, il est l’heure de s’installer dans cette cabane et de prendre possession des lieux. Une fois installé, chacun vaque à ses occupations avant le souper.
Je m’installe au fond du réfectoire et sors le mémory des cabanes Suisses avec mon bien-aimé. Une dispute conjugale s’en suit : je veux garder uniquement les cartes de cabane. Puis, nos acolytes de cordées interviennent pour prendre positionn: « Mais oui gardons les crocs, les marmottes, les fondues dans le jacuzzi (ça doit être sympa !). Au final, toutes les cartes du memory seront mises sur la table. C’est donc une partie de memory complexe et animée, qui nous attend.
Apres un duel serré entre Raphael et Camille, et l’œil macchiavélique de Pinto (qui refuse de jouer mais observeintelligemment chaque détail à quelques mètres, et donne ainsitoutes les bonnes réponses à notre neurobiologiste en herbe), Camille gagne ainsi la partie de ce memory.
C’est l’heure du souper ! C’est donc dans un brouhaha de réfectoire de 96 personnes, probablement, que nous discutons de tout et de rien.
Les rumeurs circulent rapidement : le petit-déjeuner pour notre groupe est annoncé à 4h15 pour un départ à 5h ! Je tombe de ma chaise et me prépare psychologiquement au réveil matinal. Vais-je donc dormir avec mon baudrier, le mettre sur le sac ou dans le sac ?
Après une réorganisation d’un lestage dans les petites caissettes de la cabane, une discussion avec Monsieur Brand junior et senior, je vais au lit, appréhendant cette nuit dans un dortoir. Ma fois !
A 4h, le dortoir commence à s’activer. Raphael propose gentiment d’allumer la lumière vu que tout le monde est réveillé (alors que mon réveil était à 4h05, je dis ça je dis rien).
Il est l’heure de se dépêcher. J’avais pourtant préparé mon sac mais je réfléchis une dernière fois à la nourriture à avoir, pour être sûre de ne manquer de rien. Triage de noix : je reprends mon paquet de noix dans la caissette. Le groupe est prêt et m’attend dehors. Je cours les rattraper.
Nous sommes derrière : Raphael et moi. Francine ferme la marche et supporte le couple que nous sommes. Elle tolère même ma prise de photos en plus de ma lenteur.
Les lueurs de l’aube sont juste magnifiqmas. C’est vrai que ça me donne envie de m’arrêter pour les admirer. C’est la seule chose que je peux reproche à l’alpinisme : ne pas prendre le temps. Et pourtant, c’est normal de ne pas aller sur un glacier l’après-midi car il faut prendre en considération les risques plus élevés. Cela fait partie du jeu : il faut se lever le matin et avancer. La seule différence avec la randonnée seule, c’est que je n’ai pas la pression du groupe où de celle que je me mets.
C’est ainsi qu’après une heure et demie de marche, nous arrivons au col du Pigne.
C’est à ce moment là que nous mettons baudrier et nous encordons avec notre partenaire de cordée. 8m nous sépare ainsi, Raphael me propose de prendre le lead.
Cela fait plusieurs années que j’ai commencé la grimpe. J’adore le caillou mais je grimpe en second. Je réfléchis au fait que je suis plus légère que lourde. Est-ce que vraimentj’arriverai à retenir sa chute en toute sécurité ? Est si je chutais ?
Pour la première fois, j’oublie et je me sens en confiance de crapahuter en grosses chaussures sans voir la code défiler devant moi. Quelle satisfaction de prendre le lead !
Bon, derrière moi, je dois encore réfléchir à ma manière de communiquer. En corde courte, « suis-moi ». Si je ne suis pas sûre, « reste là ». Viens quand je t’ai dit de venir et pas avant.
Les ordres sont militaires et il n’y a pas besoin de sur-communiquer en montagne. Juste l’essentiel.
Alexandre, nous met quelques relais où il s’agit de faire le demi nœud d’amarre pour assurer le second.
Le caillou est joli et se parcourt en crampons : il reste encore des névés. D’ailleurs, mon pied n’a pas été bien placé dans un névé et je chute dans la neige trop molle. Mais tout va bien, pas de blessures.
Nous sommes bientôt au sommet et nous décidons de changer de cordée. Raphael passe devant pour les quelques dizaines de mètres.
Au sommet, c’est le moment de se poser. Je peux donc manger ma viande séchée et quelques darvida, tout et écouter l’histoire de Milly, un chat qui a survécu à l’abandon et aux multiplesmaladies héritées, dont Fabien prend soin.
Il est temps de redescendre pour un bout, toujours encordés. Nous faisons un stop pour enlever nos crampons et s’essayer aux glissades et rattrapages, avec notre partenaire de cordée, puis seul.
Nous changeons nos cordées et tentons de réfléchir à combien se mettre sur une corde de 30m ou sur 40m. On raboute deux cordes et on fait une déviation et nous voilà à six dans la cordée. A ce moment-là, je suis trop fatiguée pour comprendre les calculs du sens du métrage de corde. Je sais juste qu’il faut minimum 8m entre chaque personne.
J’ai Raphael devant moi et ChantalE derrière. Chantale me demande de ne pas trop la tirer en allant trop vite. Il s’agit donc de freiner la vitesse de Raphael en ralentissant mon pas afin de lui faire comprendre, tout en gardant la corde tendue un minimum si Chantale venait à glisser.
Après cet exercice de coordination et de synergie, nous arrivons sur le caillou. Nous enlevons crampons, baudriers. Et hop, nous sommes déjà à la cabane sur les environs de 12h.
Je ne me suis pas sentie stressée aujourd’hui. Le rythme était tranquille comme je l’apprécie et il n’y avait de ressenti qu’il faut vite y aller.
De mon côté, je n’ai pas de grandes ambitions d’alpiniste ou de 4000. J’ai plus envie de passer du temps dans la nature ou en montagne pour me déconnecter mais j’ai conscience que s’il s’agit de faire une grande course, le rythme n’est pas le même.
Une tarte aux abricots et un sirop de sureau : les bienfaits de la « civilisation » ou des petits plaisirs de la vie.
Redescendre, sans oublier mes bâtons. Le sentier se déroule sous nos grosses chaussures. La fatigue de mon corps se fait sentir. Mais je suis heureuse qu’il ait tenu bon. Pour récompense, il aura le droit à une bonne douche et une bonne nuit de sommeil.
Un dernier verre au barrage de Moiry pour conclure cette aventure de deux jours.
Il m’aura fallu traverser toute la Suisse, passer de la frontière Vaudois-Valaisanne, Valaisanne-Tessinoise, Tessinoise-Grisonnienne et même être en Italie pour terminer ce long récit !
Merci à vous pour votre patience, votre flexibilité et n’oubliez pas de prendre soin de vous et de faire ce qui vous rend heureux-heureuse.
Amicalement,
Aline Metry
Tour du Mont Chauffé le 17 juin 2025
Cette rando a lieu chez nos voisins français, depuis le val d’Abondance.
Nous sommes 12 personnes au départ pour un beau tour de 12 km, 1200 m de montée, idem de descente, 6h de marche.
Départ au parking de Chevenne, au-dessus de Chapelle d’Abondance. Montée au Chalet de la Raille, puis nous longeons la montagne sur le côté Sud jusqu’au col de la Plagne. On recherche un coin pour manger et ce sera finalement dans le hameau d’Ubine, où l’on trouve une belle grande table et bancs en bois derrière une ferme. Nous visitons la jolie église d’Ubine et repartons en direction du col en longeant la grande muraille du Mont Chauffé, très spectaculaire !
Nous arrivons vers les chalets de Mens et redescendons sur le parking de Chevenne.
Très belle journée au soleil, avec des participants ravis de se trouver dans ces paysages ressemblant aux Gastlosen.
Merci à Laurence, Françoise et Véronique (pour la reconnaissance) pour avoir menés le groupe dans cette belle région !
Nous nous donnons rendez-vous le plus tôt possible, pour grimper à la fraîche, au parking de la gare de Saint-Triphon, où nous nous répartissons en deux voitures. Arrivés au parking, nous réalisons une courte marche d’approche d’une quinzaine de minutes pour déboucher au pied de la voie, qui, par bonheur, n’est pas encore au soleil.
Nous formons quatre cordées, et, après un bref rappel des manips pour relier les points du relai et assurer le second, nous partons, les uns après les autres. Il y a un peu d’inertie avec l’effet de groupe mais chaque cordée prend le temps d’échanger sur ses pratiques. Les trois premières longueurs sont des 5b-5a avec quelques pas un peu grimpants, mais rien d’insurmontable. Nous serons seuls toute la journée, et en profitons pour grimper plaisir.
La suite de la voie est constituée d’une succession de dalles couchées plutôt faciles, mais c’est l’occasion pour ceux qui ont le moins l’habitude des longues voies de s’essayer en tête. Les nombreux pins confèrent au site une belle ambiance méditerranéenne, mais les sommets encore un peu enneigés derrière nous rappellent que nous sommes encore en Suisse.
La troisième partie de la voie ressemble davantage à une arête, avec des parties « sur le fil », des fissures, et quelques dièdres magnifiques. Nous arrivons à la fin des onze longueurs et profitons d’une pause pique-nique bien méritée, à l’ombre sous les pins.
Mais l’effort n’est pas terminé : il faut encore monter à pied sur un sentier bien raide, puis négocier quelques pas acrobatiques et descentes exposées (l’une d’entre elles a été protégée par une corde fixe). Tout le monde est très concentré dans ces couloirs glissant mais nous arrivons à bon port, avec une seule idée en tête : la bière ! Nous nous célébrons cette modeste mais sympathique longue voie sur une terrasse au bord du lac, où certains iront même se baigner.
Merci à tous pour cette belle journée !
Nous sommes enchantés quand notre guide, Luca Geiser, nous propose de prolonger ce week-end et de partir grimper dans le Piémont ; mais il se casse la main. Notre formation aurait pu être annulée, mais c’est mal connaître Francine, qui a plus d’un tour dans son sac, et qui nous trouve un autre guide au top, Jonas Nessi, avec un autre programme, tout aussi intéressant.
Le samedi s’annonce humide – il sera détrempé, et Francine ne pourra pas grimper avec nous, à cause d’une douleur à l’épaule. C’est Anne-Béatrice qui se charge alors de l’organisation. Toute la pluie qui tombe samedi matin ne suffira pas à démotiver l’équipe, décidément résolue à tout savoir sur la pose des protections.
Direction Champex donc, et nous nous abritons sous un couvert du camping pour faire de la théorie : autour d’un bon thé, Jonas nous présente les différents types de protections, de la manière de les mettre et de les enlever, nous parle des relais. La pluie faiblit, mais ne s’arrête jamais longtemps : qu’importe, nous partons grimper quand même, bien protégés sous nos gore-tex. Heureusement que Jonas nous installe des moulinettes (s’il avait fallu monter en tête sur une paroi détrempée, ç’aurait été une tout autre histoire !). Le but est de poser un maximum de protections, et nous nous prenons bien au jeu, essayant de mettre en application ce que nous avons vu juste avant. A la fin de l’après-midi, nous sommes bien trempés, mais très contents !
Après un séchage intensif, Jonas suggère de revenir le lendemain à Champex, avec le beau temps qui montre aussi progressivement le bout de son nez : les voies sont belles, bien protégeables, et il y a des spits ! Jenni nous propose de commencer la matinée par un cours de yoga, et quel bonheur de débuter ce deuxième jour par des étirements et des salutations au soleil !
La paroi n’est pas tout à fait sèche, mais par rapport à hier, il y a de l’amélioration dans l’air. Après avoir revu les rappels (avec et sans reverso), nous commençons à grimper. Nous montons en tête cette fois-ci, mais avec les spits aussi (ouf !), en posant toujours un maximum de coinceurs. Nous comprenons ainsi qu’il faut être dans une bonne position pour chercher – aussi sereinement que possible en dessus du point – la bonne taille, et afin de tester la protection. Notre compagnon de cordée va ensuite chercher le matériel disséminé dans les fissures (et, malgré quelques coinceurs drôlement bien coincés, nous n’abandonnons rien sur la paroi !). Nous réussissons tous à monter deux voies entières.
Dernier exercice de la journée : la chute sur friend ! Nous posons une protection pas très loin au-dessus d’un spit et nous nous entraînons d’abord à nous asseoir dans le baudrier, puis à chuter dessus très progressivement. Les enjeux ne sont tout de suite pas les mêmes, Nicoline en fait l’expérience (sans se faire mal !). Tout le monde réussit à faire confiance à son friend favori. Nous terminons ainsi la journée sous un ciel sans nuage. Merci à Jonas pour sa patience et son coaching ! Merci à Jenni pour le cours de yoga au top ! Merci à tous pour la bonne humeur !
Violaine pour Anne-Béatrice, Juliette, Nicoline, Pierre, Paul
Après quelques minutes de train jusqu’au rendez-vous à la gare de Montreux notre douzaine de randonneurs commence son ascension dans les gorges du Chauderon vers le petit village des Avants.
Le départ s’est fait sous quelques gouttes de pluie mais la chance était avec nous, la pluie a cessé et la montée s’est faite sous un ciel clément.
Après une petite pause café au premier pont, puis devant la Chappelle des Avants le groupe est reparti sous la houlette de notre chef de groupe vers le point de vue du Cubly.
Malgré la brume Montreux, Saint-Gingolph, Vevey et bien sûr le Léman étaient visibles et nous avons profité de cette petite clairière et des tables qui s’y trouvent pour nous restaurer de essentiellement de chocolat.
La descente s’est faite en slalomant dans la forêt jusqu’à notre point de départ.
Sylvie