| Traversella |
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| Écrit par divers | |
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Jeudi 13 mai. Rendez-vous à Ollon pour une nouvelle aventure de quatre jours de grimpe. Le météo est peu prometteuse et le groupe est mitigé entre l’envie de retourner au lit et la perspective de prendre le risque de passer quatre jours sous la pluie à Traversella. Heureusement notre grande organisatrice (Claudine) prend les devants et nous motive à nous mettre en route. Direction Grand St-Bernard, Val d’Aoste, Ivrea puis enfin Traversella. Arrivé au village, nous laissons les voitures, nous chargeons comme des mulets pour gravir le petit chemin escarpé qui nous mène à la cabane Refugio Bruno Piazzi. Il fait gris et humide. Nous nous installons à la cabane et piqueniquons longuement, en espérant que le foen nous sèche de quoi grimper l’après midi. Lors d’une éclaircie, nous partons trouver un secteur de moulinettes se trouvant à trois minutes de la cabane et « Eureka ! »… il y a des zones moins détrempées ! Nous nous attaquons à de petites longueurs de 10-15 mètres de hauts. Quelques prises font « splotch ! » quand on met la main dedans, d’autres sont glissantes et quelques assureurs se plaignes que la parois leur dégouline dessus. Mais dans l’ensemble chacun est content de grimper et une chouette ambiance de week-end d’escalade commence à apparaître. Au moment ou nous partons, le temps se regâte, mais au moins nous avons bien mérité le délicieux souper qui nos hôtes nous ont préparé à la cabane. Anna
Vendredi 14 mai
Reposés de la montée de la veille, les premiers de nos camarades se trouvent à la table du petit déj'., quelques uns le sommeil encore bien visible dans les yeux. A cause des températures plutôt hivernales que printanières, il me semble de ne pas être la seule d'essayer de profiter, encore quelques secondes, de la proximité du fourneau....mais..avec cordes et parapluies départ!! Francine et Anna, en tête, se lancent sur les premières longueurs, affrontant les gouttes de pluie...cela fait prendre la poudre d'escampette aux nuages et nous apporter quelques rayons de soleil. Bientôt tout le monde s'y est mis avec joie et zèle.
Mais en début d'après midi, ''Pétreux'' semble nous en vouloir..et pendant qu'il grêle nous descendons dans une salle de gym pour des activités individuelles: grimpe aux blocs, foot, jonglage, rigolade, schoot photos..tout est permis! Soudain deux filles réalisent un souhait secret: Une douche chaude. Retour à la cabane et avec la peau du ventre bien tendue après un luxueux repas, nous attendans l'arrivée tartive du dernier mousquetaire ''Max'', qui a pris du bon temps sur la route... Bonne nuit! Bettina. suite et fin – 15 et 16 mai Ce matin, y a comme un air sec qui flotte dans la vallée et nous titille orteils, phalanges et compagnie. YOUPIE, aujourd’hui, pas besoin de palmes, le temps est au beau fixe. Le petit déj avalé, nous partons explorer un autre secteur. Nous devons malheureusement, déchanter devant l’humidité de la paroi ; la pluie a fait son œuvre, c’est sûr ! Les voies luisantes inviteraient plutôt à une trempette qu’à une grimpette. Nous retournons ainsi en direction du secteur « bambini » de la veille. De ce côté-ci, la paroi est bien sèche et nous profitons de grimper d’autres voies, un peu plus longues. Anna fait preuve d’ingéniosité et de ténacité pour venir à bout d’un (soit disant) 6a difficile. Grâce à elle, nous pouvons, les uns après les autres, tester notre force musculaire dans ce surplomb qui n’est vraiment pas donné. Au terme de cette matinée, une chose est sûre, ce ne sont pas les mêmes cotations que chez nous, mamma mia ! L’après-midi nous nous installons au secteur « Placche nere ». Claudine jubile ; elle a presque trouvé l’équivalent de Verschiez à Traversella et partage sa joie de la dalle avec Frank. Plus loin, les cordées sont formées et chacun travaille son placement de pieds, dans la douceur du soleil d’Italie. C’est l’estomac dans les talons que nous retournons au refuge. Le soûper est un délice et la soirée se prolonge, pour certains autour de drôles de boissons… Le réveil sonne un peu plus tôt ce matin. Claudine nous tire des plumes, car le programme est chargé. Il s’agit de profiter au maximum avant de reprendre la route direzione la svizzera. Alors que nous suivons le sentier nous menant au secteur humide de la veille, le soleil apparaît à travers les chataîgniers. Hmmm, quel délice de sentir cette caresse ! Nous ne sommes pas les seuls à convoiter ce secteur ; d’autres grimpeurs ne tardent pas à arriver, à la queue leu leu, pour profiter de ce rocher magnifique. Nous grimpons jusqu’à la dernière minute et mettons à mal nos doigts dans quelques dernières voies plus difficiles. Le pic-nic avalé, nous rejoignons Robert et Raymond, partis randonner, et redescendons en direction du village, avec tout notre paquetage, tels de véritables mulets (certains étant plus chargés que d’autres…Mais promis, l’année prochaine, je mets au programme un cours intitulé « comment bien faire son sac lorsqu’on part en montagne » hi, hi, hi). La rentrée en Suisse se fait sans encombres, mis à part un petit embouteillage de derrière les fagots à Aoste. Merci à Claudine pour ce super week end, ainsi qu’au reste de la troupe pour ces chouettes moments d’échange. Francine Bohren
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| Dernière mise à jour : ( 17-06-2010 ) |
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